L’autre jour, j’ai réalisé un truc en scrollant sur Instagram à 2h du mat’ : j’avais passé 3 heures sans m’en rendre compte. Trois. Heures. À regarder des vidéos de chats qui tombent dans des cartons et des recettes de cookies que je ne ferai jamais. Et le pire ? J’étais même pas vraiment amusé, juste… scotché.
La dopamine, ce petit neurotransmetteur qu’on accuse de tous les maux depuis quelques années, elle est partout dans nos conversations. « Détox dopamine » par-ci, « addiction aux écrans » par-là. Mais franchement, est-ce qu’on comprend vraiment ce qui se passe dans notre cerveau quand on mate la énième saison d’une série Netflix ou qu’on enchaîne les vidéos de 30 secondes sur TikTok ?
Le truc avec la dopamine, c’est qu’elle est pas le « plaisir » en soi. Non, elle c’est plutôt l’anticipation du plaisir. Genre quand tu vois la notification Instagram et que ton cerveau fait « ouuuh, peut-être que quelqu’un a liké ma photo de brunch ». C’est cette petite décharge qui te fait cliquer, pas le fait de voir le like lui-même (qui, soyons honnêtes, te laisse souvent un peu sur ta faim).

Les plateformes de divertissement l’ont bien compris.
Netflix avec son « skip intro » automatique et ses épisodes qui s’enchaînent sans que t’aies besoin de lever le petit doigt. TikTok avec son algorithme diabolique qui sait exactement quel type de contenu va te faire rester « juste encore une vidéo ». Spotify qui te balance des playlists personnalisées qui tombent pile dans tes goûts du moment. Tout est calibré pour que ton cerveau reste en mode « attente de la prochaine récompense ».
Y’a même des apps maintenant qui promettent de réguler ta dopamine. Une crypto-monnaie DOPE qui veut gamifier le bien-être mental (si si, ça existe vraiment). Des coachs en « dopamine fasting » qui te conseillent de jeûner de tout stimulus pendant 24h. Perso, j’ai essayé une fois. J’ai tenu 3 heures avant de craquer et de regarder des mèmes de chiens.
Mais voilà le twist : c’est pas forcément une catastrophe. Les images d’animaux mignons, par exemple, ça booste vraiment le moral. Des études montrent que regarder des photos de chatons peut améliorer ta concentration au boulot (véridique). Les spectacles immersifs type Magic Mike Live à Vegas jouent aussi sur ces circuits de récompense, mais dans un cadre assumé de divertissement pur. D’ailleurs, c’est un peu le même principe avec les plateformes de jeux en ligne qui misent sur cette stimulation constante. Et puis franchement, si scroller des vidéos de recettes te détend après une journée pourrie, où est le mal ?

Le problème survient quand on perd le contrôle. Quand le divertissement devient une béquille plutôt qu’un plaisir. J’ai un pote qui peut pas s’endormir sans avoir regardé au moins une heure de YouTube. Un autre qui joue aux jeux mobiles aux toilettes au point d’avoir des fourmis dans les jambes (glamour). C’est d’ailleurs pour ça que certaines plateformes comme le live casino d’Europe Fortune Casino mettent en place des limites de temps et des rappels de pause – parce que même eux savent que trop, c’est trop.
La culture traditionnelle en prend un coup, c’est sûr. Qui a encore la patience de lire un roman de 500 pages quand on peut avoir sa dose de dopamine en 15 secondes sur TikTok ? Les musées se vident pendant que les salles de réalité virtuelle se remplissent. Mais est-ce vraiment la fin du monde ou juste une évolution normale ?
Moi je pense qu’on est dans une phase de transition. Nos cerveaux s’adaptent encore à cette surabondance de stimuli. Dans 10 ans, on aura peut-être trouvé un équilibre. Ou pas. En attendant, je vais continuer à alterner entre mes soirées Netflix et mes balades en forêt sans téléphone (enfin, avec le téléphone en mode avion, faut pas déconner non plus).
L’important c’est peut-être juste d’être conscient de ce qui se passe. De comprendre pourquoi on reste scotché à nos écrans. Et de temps en temps, de se forcer à faire autre chose. Même si c’est dur. Même si notre cerveau réclame sa dose.
Allez, j’arrête là. Mon téléphone vient de vibrer.